Accessibilité

La commission accessibilité au travail

Tout le monde peut connaître des périodes dans sa vie où ses déplacements sont rendus plus difficiles : que ce soit durant une grossesse, après une fracture obligeant l’usage de béquilles, lorsqu’une personne est porteuse d’un handicap ou avec un âge avancé et des difficultés à se mobiliser. Or cela ne doit pas être un obstacle pour  effectuer des démarches administratives, gérer son quotidien, mener une vie sociale… 

Consciente des enjeux que cela représente pour le "vivre ensemble", l'équipe municipale porte toute son attention à cette question.

 Une commission consultative a donc vu le jour afin de se pencher sur les problématiques en matière d'accessibilité de la voirie et de l'aménagement de l'espace public afin qu'elles puissent être prises en considération par les élus.

Pour l'animer, Agnès Quentin-Nodin, adjointe en charge de la mobilité et de l'accessibilité s'est entourée d'élus et a sollicité les associations d’usagers du territoire (associations en lien avec le monde du handicap, d’assistantes maternelles, de personnes âgées ou de parents d’élèves).

Du club handisport, de la FNATH (association des accidentés de la vie), du club Automne Ensoleillé, de l'APEL (association de parents d'élèves de la Sainte-Famille), de la crèche, du conseil de vie sociale de la résidence Malgazon, tous ont répondu présent pour travailler sur l’accessibilité de nos lieux publics.

Ils suivent les actions en cours sur la commune, s’informent des évolutions en la matière, dont l’Ad’AP (Agenda d'Accessibilité Programmée), apportent leurs remarques constructives pour améliorer encore les services tels que le transport des PMR (Personnes à Mobilité Réduite) organisé par VRD (Valence Romans Déplacements) dont Agnès Quentin-Nodin est membre du conseil et de la commission accessibilité.

Ce recensement des problématiques  passe aussi par un travail de terrain. Trois sorties ont déjà été réalisées. Le groupe dont font partie des enfants en poussette ou un jeune en fauteuil roulant a déjà arpenté la rue de la République, le quai Bouvat, la rue Jeanne d'Arc, la rue Ferdinand Malet, la place Pic, la place de la Mairie, afin de pointer ce qui empêche la libre-circulation.

Les premières réalisations concrètes ne tardent pas à se mettre en place : des trous dans la voirie sont réparés, les marches du chemin d'accès entre le CEP du Prieuré et le parking de l'Arzalier sont transformées en rampe, des butées à l'extrémité des places de parking entre le début de l'avenue de Tassini et le Temple seront installées pour éviter une trop grande avancée des véhicules sur le trottoir, des places handicapées seront créées à proximité de l'immeuble "Beauregard", et Place de l'Eglise où sont situées des professionnels de la santé. 

En matière de places handicapées, il ne s'agit plus là de respecter les normes : la ville de Saint-Péray est bien au-delà des 2% de places réservées imposées mais souhaite prendre en considération les besoins des usagers.

Agnès Quentin-Nodin fait le lien entre la commission, les élus, les techniciens de la mairie ou de la communauté de communes auxquels elle fait remonter les suggestions.

Comme elle l'explique aux membres de sa commission, certaines améliorations peuvent être faites rapidement, notamment sur des voiries récentes. Sur de l'ancien, il y a beaucoup plus de travaux à prévoir. Cela nécessite de hiérarchiser les zones prioritaires et d'avancer les arguments pertinents qui les feront reconnaître comme telles. L'élue les informe sur les difficultés techniques, les normes à respecter afin de trouver les solutions les plus adaptées.

Vers des commerces accessibles à tous

 

 

Qu'il s'agisse d'un commerce, d'un cabinet ou d'un bâtiment public : le volet "accessibilité" de la loi sur l’égalité des chances de 2005 stipule que chacun doit pouvoir y accéder afin d'exercer  des actes de la vie quotidienne et participer à la vie sociale comme tout un chacun.

Les établissements recevant du public (ERP) avaient dix ans, jusqu'au 1er janvier 2015, pour se mettre en conformité, sous peine d'amende. Face au constat qu'un délai supplémentaire est nécessaire, un nouveau dispositif réglementaire a été adopté : l'Agenda d'Accessibilité Programmée (Ad'AP).

Sur notre commune, seul un diagnostic des ERP appartenant à la commune avait été fait en 2009. Il appartient donc à la nouvelle municipalité de produire cet Ad’AP et de mettre en œuvre les aménagements qui y seront prévus.

Si votre établissement reçoit du public, (local commercial ou d’exercice libéral) n'est pas en conformité, vous avez jusqu'au 27 septembre 2015 pour déposer un dossier d'Ad'AP. Par ce document de programmation pluriannuelle des travaux, vous vous engagez à rendre accessible votre établissement dans un délai maximum de trois ans et vous ne risquez pas, ainsi, la pénalité prévue par la loi de 2005.

Dans le cas où votre établissement respecte déjà les normes d'accessibilité, vous devez le déclarer comme tel auprès du Préfet et de la Commission pour l'accessibilité du territoire d'implantation de votre établissement.

Guide pratique pour rendre son commerce accessible

Pour plus d'informations, un site internet dédié à l'accessibilité a été mis en ligne.